Mes passions, mes recherches, mes aventures...
Jean-Michel Hermans est né en 1946 à Puteaux dans le quartier de La Défense qui était à l'époque une banlieue ouvrière. Son père était un simple ouvrier et sa mère faisait des ménages. Très tôt il a dû travailler pour subvenir à ses besoins. Adolescent, il est passionné par la zoologie et la géographie mais se sent très mal au collège car il a le sentiment de perdre son temps et de ne pas assez apprendre. Les années de lycée furent horribles, souffrant de timidité maladive, introverti, névrosé, complexé, sentant ne pas être à sa place car seul fils d'ouvrier parmi tous ces enfants de petits bourgeois. Dès l’âge de seize ans il compose des chansons, toujours en anglais, tout imprégné qu’il est par la musique américaine. Rêvant de découvrir le monde mais désargenté il effectue son premier voyage en auto-stop aux îles Shetland à l’âge de dix-huit ans dans le cadre des Bourses Zellidja. C'est là qu'il découvre pour la première fois Hank Williams et Jimmie Rodgers totalement inconnus en France à cette époque. Cette découverte de la country music fut une véritable révélation et ces deux artistes de génie restent encore aujourd'hui ses deux chanteurs préférés. L’année suivante il embarque sur un cargo à Rouen, avec trois sous en poche, pour traverser l’Atlantique. Il restera deux mois à Nashville à écouter et étudier la country music, passant les journées à décharger des cageots de poulets vivants et tous les soirs dans les coulisses du Grand Ole Opry. Après avoir erré de Norfolk à New York il eut la chance inespérée de pouvoir embarquer gratuitement à bord d'un avion pour rejoindre le bercail. Ce voyage lui permettra d'obtenir un 3ème prix des bourses Zellidja. Cette période entre 18 et 20 ans a été particuliérement pénible en raison d'une angoisse existentielle très violente qui l'oppressait en permanence et à une incapacité de s'extérioriser. C'est aussi le moment où il envisageait éventuellement de consacrer sa vie à Dieu et de se faire moine. Il entreprend ensuite, tout en travaillant, des études universitaires de sociologie puis d’ethnologie (maîtrise à Nanterre puis 3ème cycle à l'EPHE au séminaire de Germaine Tillion). Sa nouvelle passion c’est le Sahara et plus particulièrement une mystérieuse tribu de chasseurs-cueilleurs du désert mauritanien : les Némadis, les derniers chasseurs-cueilleurs de race blanche au monde ! Son mémoire de maïtrise sur cette population reste encore aujourd'hui l'étude la plus complète sur la question. Ces années d'études universitaires furent néanmoins également une période extrêmement pénible. Ce n'est qu'en année de maîtrise qu'il découvre le bonheur de la recherche et la recherche en bibliothèque deviendra une nouvelle passion qui lui fera passer plusieurs années sur les bancs de la Bibliothèque nationale à assouvir sa soif de savoir, toujours sur des sujets méconnus, voire inconnus : les Tsiganes d'Afrique, la prostitution sacrée, les animaux ignorés (serpent à crinière du Sahara), les hommes sauvages d'Asie et d'ailleurs, les populations mystérieuses du Sahara, l'archéo astronomie, la géométrie sacrée etc... Au hasard de ses lectures il a eu la chance de réaliser quelques petites découvertes fortuites comme l'origine du nom Bohémiens pour désigner les Tsiganes (rien à voir avec la Bohème évidemment), l'origine de l'expression tchin-tchin pour trinquer (ouvrage du XVIIIème), peut-être l'origine du mot zut. Passionné de cryptozoologie, pendant des années il a pu fournir des dizaines d'informations inédites trouvées à l'occasion de ses recherches, à Bernard Heuvelmans, le père de cette science des animaux cachés. Celui-ci lui avait même proposé de travailler pour lui à temps complet comme chercheur en bibliothèque. Hélas il n'a pas pu accepter cette offre pourtant très intéressante pour des raisons bassement financières. Et en 1987 lors d'une expédition dans le massif du Hoggar il a eu la chance inouïe de découvrir un animal d'une espèce totalement inconnue au milieu d'une fresque du néolithique saharien représentant la faune tropicale habituelle. Hélas le professeur Théodore Monod était déjà quasiment aveugle à cette date et il a été incapable d'en examiner la photographie. En 1968, déjà conscient que le grand problème de l’Humanité est le sous-développement du tiers-monde il part jeune volontaire bénévole pour l’Algérie et la Tunisie à œuvrer sur des chantiers de jeunesse. Il en profite pour faire le tour du Sahara algérien, toujours en auto-stop. Tout en exerçant les métiers les plus variés (il prend toujours le premier emploi qui se présente) il essaye autant qu’il le peut d’aller voir le désert de plus près. Il a fait le Paris-Dakar en 1973, avant la création du raid, entièrement en auto-stop et quasiment sans le sou. Ce fut l’occasion pour lui de vivre au cœur du bidonville de Dakar et de connaître, de l’intérieur, la vie des populations africaines pauvres. Il était le premier blanc à pénétrer dans cet immense bidonville appelé Fass paillotes. Aujourd'hui encore il n'a pas oublié ces moments où il a partagé la vie des pauvres d'Afrique et ses convictions tiers-mondistes sont toujours prépondérantes dans ses idées politiques. Il a aussi travaillé notamment comme guide touristique en Chine, au Sahara et ailleurs. Au passage il a été admis au Club MENSA. Toujours préoccupé par l’avenir de l’Humanité il découvre par hasard (une revue chinoise trouvée dans une salle d’attente) la réalité socio-économique de la Chine et cette colossale entreprise de développement qu’est la société chinoise sera aussi une passion permanente qui ne l’a jamais quitté. Au début des années 80, alors qu'il était très actif au sein des Amitiés franco-chinoises, des représentants du journal Pékin information lui ont proposé de venir travailler comme correcteur en Chine. Toujours pour des raisons bassement matérielles il n'a pas pu non plus répondre à cette offre pourtant alléchante. Après avoir composé des chansons en anglais pendant des années, incapable de surpasser une pudeur l'empêchant d'écrire en français il eut un choc émotionnel en 1975 en assistant à un concert de Jacques Higelin à la Chapelle des Lombards. Ce fut la révélation qu'il était possible d'écrire du rock en français. Son rêve étant d'écrire des chansons pour des chanteurs il présenta une chanson au directeur artistique qui gérait alors les affaires de Johnny Hallyday. Celui-ci lui dit que la chanson était bonne mais que c'est lui qui devait l'enregistrer et non pas Johnny. Trop timide pour pouvoir chanter en public il déclina l'offre... Vers la quarantaine il redécouvre ses racines maternelles et se prend de passion pour la culture saintongeaise. Il étudie et apprend le patois tout seul en autodidacte. Le plus difficile, sans professeur, c’est l’accent, mais si l’on parvient à assimiler la logique de la langue saintongeaise l’accent vient de lui-même. Toujours passionné par la recherche bibliographique il entreprend d'établir la Bibliographie du patois saintongeais, oeuvre interminable mais fort utile pour la compréhension de la culture saintongeaise. Il a été l'un des membres fondateurs du Collectif pour la défense de l'identité saintongeaise et en a été son chargé de communication. C'est ce collectif qui a permis de faire reconnaître officiellement le saintongeais et le poitevin comme langues de France à la place du prétendu "poitevin-saintongeais". Mais toujours à la recherche de ses racines il se plonge dans l’étude de la culture la plus mystérieuse qui soit, celle de nos ancêtres du néolithique qui nous ont laissé dolmens et menhirs. On les connaît très mal et surtout les préhistoriens ne veulent pas les connaître car ils remettent en cause un dogme immuable (la science moderne recèle encore des dogmes) : la civilisation occidentale vient de l’Asie mineure ! Nos ancêtres n’étaient que des barbares ! Evidemment quand on se penche sérieusement sur la question, sans a priori, on constate que nos constructeurs de menhirs connaissaient l’astronomie, la géométrie dite pythagoricienne et l’arithmétique avant les Egyptiens et les Babyloniens… Il se spécialise dans l'étude des toponymes laissés par ces Mégalithiques qui sont dédaignés par les toponymistes. Ces études de paléolinguistique lui ont permis, toujours par un heureux hasard (beaucoup de découvertes importantes sont dues au hasard), de découvrir que leur dieu-soleil était Ré. Par la suite en recherchant parmi les nombreuses langues de l'antiquité il a pu découvrir la parenté de ce préceltique avec une langue antique (mais pour l'instant il garde encore secréte cette découverte car cela fera l'objet d'une publication le jour où il en aura le temps, si Dieu lui prête vie). Par ailleurs il commence un travail de généalogie descendante à partir de son ancêtre Pierre Girard qui était, au début du dix-huitième siècle, garçon boulanger à Saint-Jean d’Angély puis laboureur à bras dans le hameau de La Châgnée à Fontenet, ce qui lui permit de se trouver environ deux mille cousins. Et puis enfin les hasards de la vie l’ont amené aux îles Philippines où il résidera quelques années dans un petit village de pêcheurs ce qui lui permit de mettre en pratique ses études d’ethnologie. Il est le premier occidental à avoir décrit assez fidèlement les croyances animistes des Bisayas, population du sud de l’archipel. Impliqué dans le milieu des amis des Philippines de Paris il devint secrétaire de l'Association culturelle franco-philippine. Par la suite il fut intronisé chevalier dans l'Ordre des chevaliers de Rizal lors de la fondation du premier chapitre de cet ordre en France en 2004 et promu au grade d'officier lors de la troisième assemblée régionale européenne le 28 juillet 2007. Il participa ensuite à la création du nouveau chapitre d'Ile de France Dimasalang (N'y touchez pas!) inauguré le 2 mars 2008 et en fut nommé trésorier. Et puis il y a le site de La Défense, qui toujours par le plus grand des hasards, revient dans sa vie. Pendant cinq ans il a pris plaisir à le faire découvrir aux touristes de passage à bord du petit train touristique qui circulait sur le parvis. Ce petit train n'existe plus et aujourd'hui c'est à Montmartre qu'il officie. Et puis il y a depuis quelques années le rock et le blues, musiques de son adolescence, qui viennent de le rejoindre, toujours par un hasard inattendu, avec le groupe « les Déménageurs » au sein duquel il a joué de la guitare électrique pendant une année. Toujours passionné par la musique traditionnelle américaine il a pu constituer une anthologie sonore du rockabilly, rock des 50's, country, blues, cajun et zydeco grâce à Napster à l'époque où le téléchargement était encore légal (plus de 15000 titres essentiellement des années 30, 40, 50, 60 dont 99% n'ont jamais été commercialisés en France et sont donc totalement inconnus chez nous). Ce site est donc le fruit d’une vie de passions qu’il voudrait faire partager à tous ceux qui sont prêts à le suivre dans ses recherches et découvertes. Addenda juin 2008: Le 20 mai 2008 jean-michel subissait une opération délicate (triple pontage coronarien) et le 22 juin son épouse donnait naissance à un garçon appelé Joachim Eutrope. Le site est encore en construction. Il manque encore beaucoup de documents, des photos. Je dois aussi compléter plusieurs rubriques qui sont encore vides. |